La Capital Markets Authority (CMA) des Émirats arabes unis a commencé à afficher un avertissement de risque à l’attention des utilisateurs consultant les sociétés titulaires d’une licence de catégorie 5 sur son site internet. Lorsqu’un visiteur accède à la page d’un détenteur de cette licence dans le registre de la CMA, une fenêtre contextuelle apparaît avant de permettre l’accès à l’enregistrement de l’entreprise.
Selon les informations disponibles, cette fenêtre précise que la société titulaire d’une licence de catégorie 5 est uniquement autorisée à fournir des services de marketing et d’introduction. L’avertissement souligne également que ces firmes ne sont pas habilitées à offrir divers services financiers, notamment les activités de négociation sur dérivés et produits de change (FX).
TradeInformer a accédé à plusieurs prestataires disposant d’une licence de catégorie 5 et a constaté que ce message d’avertissement s’affichait systématiquement sous forme de fenêtre contextuelle. Celle-ci doit être fermée par l’utilisateur avant de pouvoir consulter les détails de l’enregistrement du prestataire concerné dans le registre de la CMA.
Inscription de titulaires de licences sur la liste publique de mise en garde
De manière notable, la CMA a également ajouté plusieurs sociétés titulaires de licences de catégorie 5 à sa propre liste publique de mise en garde. En règle générale, les régulateurs y inscrivent des entités qui n’opèrent pas avec une licence appropriée et cherchent à protéger les consommateurs contre des sociétés non réglementées.
Au cours du dernier mois, la CMA a ajouté Naqdi et Mohican Markets à cette liste de mise en garde. Ces deux sociétés sont pourtant régulées par la CMA avec des licences de catégorie 5. Les avertissements publiés à leur sujet reprennent des éléments similaires à ceux visibles dans les fenêtres contextuelles du registre, en précisant qu’elles ne sont pas autorisées à fournir des services au-delà des activités de marketing et d’introduction.
Contexte du régime de licences de catégorie 5
Les mesures récentes de la CMA s’inscrivent dans un contexte où circulent des rumeurs de marché faisant état de possibles modifications à venir du régime de licences de catégorie 5. Un très grand nombre de sociétés détiennent actuellement ce type de licence, puis s’appuient sur une licence enregistrée aux Seychelles ou à l’île Maurice pour l’embarquement effectif des clients.
Il est indiqué que le parcours d’embarquement et la configuration opérationnelle mis en place par ces sociétés laissent souvent peu d’indications à l’utilisateur final sur le fait que l’onboarding n’est pas réalisé sous la licence de catégorie 5 de la CMA, mais via une autre juridiction. Les nouveaux avertissements de la CMA visent à clarifier la portée limitée des licences de catégorie 5 et les types de services que ces titulaires sont autorisés à proposer.




