Ashley Arandez, ancien directeur de services financiers basé à Hoppers Crossing, dans l’État de Victoria, a été condamné à une peine de 5 ans et 6 mois de prison pour des infractions liées à des investissements proposés à des détenteurs de fonds de retraite autogérés. La condamnation a été annoncée par l’Australian Securities and Investments Commission (ASIC) et prononcée le 8 mai par la County Court of Victoria, à la suite d’un plaidoyer de culpabilité.
Selon les informations communiquées, Ashley Arandez a plaidé coupable de conduite malhonnête, d’exercice d’une activité de services financiers sans licence et de traitement imprudent du produit d’infractions. Il sera éligible à une libération conditionnelle après avoir purgé trois ans et six mois de sa peine.
Entre septembre 2017 et avril 2021, Ashley Arandez a levé environ 1,97 million de dollars australiens auprès d’investisseurs, principalement des détenteurs de self-managed superannuation funds. Les investisseurs se sont vu proposer des rendements de 8 % à 12 % par an, voire jusqu’à 300 % à l’échéance après trois ans. Les clients étaient incités à transférer les avoirs de leurs fonds de retraite autogérés vers des produits d’investissement contrôlés par Ashley Arandez.
La plupart des paiements annoncés aux investisseurs n’ont finalement pas été versés. Une partie significative des fonds a été utilisée pour financer l’achat d’une maison enregistrée au nom d’Ashley Arandez ainsi que d’un camping-car. Ces éléments ont été mis en avant dans le cadre des poursuites pour conduite malhonnête et utilisation des fonds à des fins personnelles.
Ashley Arandez a perdu son autorisation de fournir des services financiers le 23 juin 2019, mais a néanmoins poursuivi ses activités pendant près de deux années supplémentaires. Cette période d’exercice non autorisé de services financiers constitue l’un des fondements des poursuites engagées à son encontre.
La Vice-présidente d’ASIC, Sarah Court, a déclaré qu’Ashley Arandez avait trahi la confiance de ses clients, détourné les fonds des investisseurs et utilisé l’argent à son propre bénéfice. Les faits ont conduit à une réaction réglementaire et judiciaire, comprenant des mesures de gel des avoirs et une interdiction de gérer des sociétés.
La condamnation d’Ashley Arandez entraîne en effet une interdiction automatique de gérer des sociétés, qui s’appliquera pendant cinq ans à compter de sa sortie de prison. ASIC a également gelé les actifs d’Ashley Arandez et de cinq entités liées en 2022, dans le cadre des mesures de protection des investisseurs et de préservation des fonds restants.
L’affaire a été poursuivie par l’Office of the Commonwealth Director of Public Prosecutions, à la suite d’une enquête menée par ASIC. Cette procédure illustre les suites pénales et réglementaires pouvant découler de conduites malhonnêtes, de l’offre de services financiers sans licence et du détournement de fonds d’investisseurs, en particulier dans le secteur des fonds de retraite autogérés.




