ICM.com a officiellement renoncé à sa licence délivrée par la Financial Conduct Authority (FCA) le 2 avril 2026, près de deux ans après avoir déposé une demande d’annulation de son autorisation au Royaume-Uni. Les raisons de ce délai restent inconnues. Finance Magnates avait précédemment rapporté, en 2024, les projets du courtier de se retirer de la supervision de la FCA, à la suite d’un avis publié sur la page de registre du régulateur britannique.
À la suite de cette renonciation, ICM.com a mis fin à ses services via son entité basée au Royaume-Uni. Le site internet spécifiquement dédié au marché britannique n’est plus fonctionnel et affiche un message demandant aux clients de contacter le service client afin d’« organiser le retrait de tout fonds restant ».
Le courtier avait déjà réduit sa présence au détail au Royaume-Uni autour de 2023, après avoir enregistré une perte de 1 million de livres sterling pour l’exercice 2022. Bien que la société n’ait jamais expliqué publiquement sa décision de quitter le marché britannique, elle s’inscrit parmi plusieurs courtiers ayant mis fin à leurs activités dans le pays. AETOS, ADSS, FXTM, HTFX et GMI Markets font partie des marques qui ont quitté le marché du Royaume-Uni au cours des dernières années.
Selon le registre de la FCA, ICM.com détenait sa licence britannique depuis le milieu de l’année 2011. Malgré la sortie du Royaume-Uni, le courtier reste régulé dans d’autres juridictions. Son site internet indique qu’il dispose de licences auprès de régulateurs à Maurice et aux Seychelles, considérées comme des juridictions offshore. ICM.com détient également deux licences aux Émirats arabes unis, l’une à Dubaï et l’autre à Abou Dhabi, et exploite une filiale agréée en Suisse.
Alors que ICM.com et d’autres sociétés se retirent du Royaume-Uni, quelques acteurs entrent encore sur ce marché. Ultima Markets et Moneta Markets ont ainsi obtenu une autorisation de la FCA l’an dernier, en rachetant des entreprises déjà établies dans le pays plutôt qu’en sollicitant de nouvelles licences.
Fin 2024, le régulateur britannique a indiqué qu’environ 20 % des courtiers locaux de CFD, y compris les acteurs du spread betting et du rolling forex, exerçaient peu ou pas d’activité, les qualifiant de « halo firms ». Finance Magnates avait par ailleurs rapporté qu’au 1er décembre 2025, 74 sociétés régulées par la FCA disposaient de l’autorisation d’offrir des produits CFD aux traders de détail au Royaume-Uni.




