IG poursuit le développement de son implantation à Dubaï, où le courtier a établi en 2015 un bureau dans la zone franche du Dubai International Financial Centre (DIFC). Ce bureau fait office de siège régional et emploie environ 25 personnes. Sharaz Hussain, CEO MENA d’IG basé à Dubaï, insiste sur le rôle central de cette implantation, précisant que « Dubaï est notre hub stratégique ; ce n’est pas un bureau de branche » et qu’elle offre l’accès à une large base de clients et d’investisseurs.
Alors que de nombreux courtiers misent principalement sur une présence en ligne, IG constate que des clients se rendent physiquement dans ses locaux de Dubaï. Certains viennent simplement vérifier la présence de l’entreprise, d’autres apportent directement leurs formulaires de demande. Hussain souligne que le bureau attire même parfois des visiteurs qui confondent IG avec Instagram, mais que l’essentiel de la fréquentation est lié à la relation client.
Performance financière et dynamique de trading
Les derniers chiffres financiers du courtier coté à Londres montrent une progression significative de l’activité à Dubaï. Le bureau a généré 28,7 millions de livres sterling de revenus nets de trading sur l’exercice clos le 31 mai 2025, contre 18,9 millions de livres sterling l’année précédente. L’expansion de la plateforme à Dubaï a contribué à une hausse de 5 % des volumes de trading de la division APAC & Middle East sur l’année civile 2025.
Hussain indique que le mois de mars a enregistré un volume record pour IG dans la région, porté par un large éventail de produits et par une activité soutenue sur l’or et le pétrole.
Résilience opérationnelle face aux tensions régionales
Le rôle de hub stratégique du bureau de Dubaï a été mis à l’épreuve lors de l’attaque récente de l’Iran contre les infrastructures des Émirats arabes unis. Hussain décrit une période « sans précédent » pour l’entreprise. IG est resté pleinement opérationnel au cours des deux dernières semaines, mais, durant les trois à quatre premières semaines suivant l’attaque, le courtier a strictement suivi les recommandations des autorités, en privilégiant le travail à distance et en appelant à la prudence tout en restant au sein des Émirats arabes unis.
Cadre réglementaire du DIFC et offre de produits
Bien qu’IG soit présent aux Émirats arabes unis depuis plus d’une décennie, le courtier opère toujours depuis une zone franche et non en tant qu’entreprise « mainland ». Selon Hussain, les clients se sentent très en sécurité sous le droit du DIFC, jugé bien établi et aligné avec l’image de marque d’IG. Ce cadre permet à IG d’offrir des produits institutionnels ainsi que des produits pour clients de détail et professionnels.
Hussain estime que la réglementation des sociétés en zone franche procure davantage de protection aux traders de détail que les règles applicables aux entités mainland. Il souligne également que l’obtention d’une licence de la DFSA est extrêmement difficile et que toutes les entreprises ne seraient pas nécessairement éligibles.
Évolution de la clientèle et expansion vers la crypto
Hussain observe un afflux de courtiers dans le pays, accompagné d’un changement démographique marqué au cours des deux à trois dernières années. La région est décrite comme très ambitieuse et technologique, attirant des « millennials avertis » et des traders aspirants.
Historiquement centré sur les CFD, IG élargit sa base de produits. Le courtier a précédemment acquis la plateforme d’échange de cryptomonnaies Independent Reserve et prévoit de lancer des produits crypto aux Émirats arabes unis. Hussain affirme que la région MENA, et en particulier les Émirats arabes unis, est en pointe dans l’adoption des cryptomonnaies, le pays se classant premier dans la région et autour de la cinquième place au niveau mondial. Il a par ailleurs indiqué le lancement prévu d’une nouvelle application plus tard dans l’année, laissant entrevoir l’ambition d’IG de devenir une super application financière.




