Liquidnet, le courtier agence new-yorkais détenu par TP ICAP Group, a accepté de payer 250 000 dollars et une censure afin de mettre fin à des poursuites de la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA). Le régulateur lui reproche d’avoir publié, sur une période de six ans, des rapports inexacts sur la qualité d’exécution.
Selon la Lettre d’acceptation, de renonciation et de consentement de la FINRA, entre février 2018 et mars 2024, Liquidnet a publié 74 rapports mensuels inexacts en vertu de la Regulation NMS Rule 605. Ces rapports contiennent des informations statistiques que les centres de marché doivent publier chaque mois sur la manière dont ils traitent et exécutent les ordres sur les titres NMS.
La FINRA a établi que la société avait inclus à tort dans ses rapports Rule 605 environ 67 millions d’ordres nécessitant un traitement spécial, en les classant de manière incorrecte comme des ordres couverts standard. Cette mauvaise classification a faussé les statistiques relatives aux ordres et à la qualité d’exécution, sur lesquelles s’appuient les clients buy-side, les régulateurs et les plateformes concurrentes pour comparer les performances d’exécution.
Les inexactitudes ont été identifiées lors d’un examen de la société mené par la FINRA en mars 2023. En avril 2024, Liquidnet avait mis en œuvre des correctifs de code visant à retirer ces ordres mal classés de ses déclarations mensuelles au titre de la Rule 605.
Ce n’est pas la première fois que Liquidnet est sanctionnée au sujet de cette règle. En février 2022, la société avait déjà accepté une amende de 50 000 dollars et une censure pour 30 rapports inexacts au titre de la Rule 605, déposés entre août 2015 et janvier 2018. Cette première affaire portait sur une erreur différente, liée au classement d’ordres à cours limité négociables comme des ordres à cours limité « inside-the-quote ».
Avec cette nouvelle action, Liquidnet rejoint une liste de courtiers sanctionnés ces dernières années par la FINRA pour des défaillances de reporting sous la Rule 605, montrant que le régulateur continue d’examiner de près les déclarations mensuelles afin d’y détecter des ordres mal classés et des lacunes de supervision.




