Plus500 (LSE: PLUS) a publié un chiffre d’affaires de 242,1 millions de dollars pour le premier trimestre, en hausse de 18 % sur un an. Le courtier multi-actifs coté à Londres a indiqué s’attendre à ce que son chiffre d’affaires et son EBITDA pour l’ensemble de l’exercice 2026 dépassent les attentes actuelles du marché, s’appuyant sur une dynamique opérationnelle jugée solide.
L’entreprise explique cette performance par une hausse de l’engagement de la clientèle, un recentrage sur des cohortes de clients à plus forte valeur et la croissance continue de ses activités de contrats à terme et de marchés de prédiction aux États-Unis. Sur une base trimestrielle, le chiffre d’affaires progresse de 24 %, reflétant l’intensification de l’activité client sur les plateformes de Plus500.
L’EBITDA du premier trimestre s’établit à 95,7 millions de dollars, en hausse de 19 % par rapport au trimestre précédent et de 2 % sur un an, pour une marge de 40 %. La progression limitée d’une année sur l’autre est attribuée par la société à une hausse délibérée de 16 millions de dollars des dépenses d’acquisition de clients et à environ 4 millions de dollars de coûts supplémentaires de traitement des paiements liés à des dépôts record. Pour mémoire, Plus500 a réalisé 792,4 millions de dollars de chiffre d’affaires et 348,1 millions de dollars d’EBITDA sur l’ensemble de l’exercice 2025.
Les dépôts clients ont atteint 1,8 milliard de dollars au trimestre, un niveau record pour Plus500 sur un trimestre. La trésorerie disponible recule légèrement à plus de 780 millions de dollars, contre 801,6 millions de dollars à la fin de l’exercice précédent. Le Customer Income ressort à 270,6 millions de dollars, en hausse de 53 % sur un an et au plus haut niveau trimestriel depuis 2021, période marquée par le boom du trading de détail. Plus500 présente ce indicateur comme un signal avancé de l’activité client sur ses plateformes.
La performance de trading des clients est négative de 38,9 millions de dollars, ce qui signifie que les clients ont été gagnants sur le book du Groupe. Plus500 indique s’attendre à ce que cet élément se normalise dans le temps. L’ARPU recule de 3 % à 1 535 dollars, un mouvement attribué à un poids plus important des nouveaux clients acquis au cours du trimestre.
Le coût moyen d’acquisition par utilisateur diminue de 5 % par rapport au trimestre précédent et de 1 % sur un an, à 1 196 dollars, et ce malgré la hausse des dépenses marketing. Aux États-Unis, la filiale de Plus500 génère environ 35 millions de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre, en hausse de 21 % séquentiellement et de 45 % sur un an. Cette activité représente désormais environ 15 % du chiffre d’affaires du groupe et 18 % des nouveaux clients.
En février, Plus500 a lancé une plateforme de marchés de prédiction à destination de la clientèle de détail aux États-Unis, distribuant des contrats événementiels émis par Kalshi sous la marque Plus500 Futures. Commentant les résultats, le CEO David Zruia a souligné que le Customer Income avait atteint un plus haut de cinq ans au premier trimestre 2026, porté par la poursuite du repositionnement stratégique vers des clients à plus forte valeur et par une volatilité de marché accrue. Il a ajouté qu’en reflet du dynamisme de l’activité et de l’empreinte mondiale de plus en plus diversifiée du groupe, le conseil d’administration anticipe un chiffre d’affaires et un EBITDA 2026 supérieurs aux attentes actuelles du marché.




