Stavro D'Amore, ancien directeur du courtier de CFD aujourd'hui en faillite Berndale, a plaidé coupable à plusieurs infractions de malhonnêteté liées au transfert illégal de fonds de la société. Selon l'Australian Securities and Investments Commission (ASIC), ces fonds provenaient principalement de dépôts de clients et ont été détournés entre 2017 et 2018 pour un montant total de plus de 681 000 dollars australiens, soit environ 490 000 dollars américains.
Les clients du courtier Berndale, basé à Melbourne, demeurent créanciers de plus de 8,9 millions de dollars australiens, soit environ 6,5 millions de dollars américains. Cette situation fait suite à l'effondrement du courtier en novembre 2018, après l'annulation de sa licence AFS. L'ASIC a souligné que cette annulation résultait de multiples préoccupations, notamment le non-respect des obligations de reporting et l'absence de réponse à des avis statutaires.
Infractions retenues et procédure engagée
L'ASIC a annoncé que Stavro D'Amore avait plaidé coupable à trois chefs d'accusation dits « regroupés » (« rolled-up charges »). Ces chefs incluent l'utilisation malhonnête de sa position de directeur, une conduite malhonnête et l'autorisation de la production d'une déclaration fausse et trompeuse dans un document soumis au régulateur. L'infraction de transfert illégal de fonds couvre des opérations réalisées avant et dans les jours qui ont suivi l'annulation de la licence AFS de Berndale en novembre 2018.
Le régulateur australien avait formellement engagé des poursuites contre D'Amore à la mi-2023 en déposant des charges à son encontre. Le plaidoyer de culpabilité intervient après un premier plaidoyer de non-culpabilité enregistré en septembre 2024. Au titre de l'une des infractions, D'Amore encourt une lourde peine pécuniaire ou une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans.
Contexte autour de Berndale et autres personnes mises en cause
Berndale, courtier de CFD basé à Melbourne, s'est effondré en novembre 2018 après la révocation de sa licence AFS par l'ASIC. Les problèmes identifiés par le régulateur incluaient des manquements aux obligations de reporting et l'absence de réponse à des notifications statutaires. Les transferts illégaux de fonds de la société se sont produits à la fois avant et dans les jours qui ont suivi cette annulation de licence.
Outre Stavro D'Amore, l'ASIC a également mis en cause Daniel Kirby, un autre directeur de Berndale. Selon les informations disponibles, Daniel Kirby a déjà plaidé coupable à des charges similaires en septembre 2024. La peine de Stavro D'Amore doit être prononcée le 2 juillet 2026, constituant une étape importante dans la procédure engagée par le régulateur australien à la suite de l'effondrement de Berndale et des pertes subies par ses clients.




