Un immeuble de bureaux à Limassol, abritant plusieurs courtiers en CFD, a été la cible de tirs, vraisemblablement dans la nuit de mercredi 3 juin 2026. Le bâtiment commercial, le Santa Barbara Business Centre, comprend plusieurs marques de courtage CFD bien connues, dont l’une affiche son identité visuelle sur la façade.
Selon les informations disponibles, des employés des bureaux visés ont alerté la police après avoir constaté des dommages sur la façade du bâtiment, causés par des balles. Les impacts de projectiles sont clairement visibles depuis l’extérieur, notamment sur des panneaux de verre du balcon.
Dans une déclaration à la presse locale, le chef de la TAE de Limassol, Costas Michael, a indiqué que « la Police a été informée à 8 heures du matin que des coups de feu auraient été tirés sur les bureaux d’une entreprise à Zakaki ». Il a ajouté qu’« il a été constaté que les bureaux d’une entreprise spécifique ont effectivement été la cible de tirs, il semble que des panneaux de verre sur le balcon aient été touchés ».
La police a également confirmé que « les coups de feu ont été tirés à 4 h 20 du matin, et qu’à première vue, il y avait deux auteurs circulant à moto ». Aucune précision supplémentaire n’a été fournie sur l’identité de la société directement visée, et Finance Magnates comprend que la cible pourrait ne pas être une société de courtage, malgré la présence de courtiers dans l’immeuble.
Des incidents similaires ont déjà été signalés à Chypre. L’année précédente, un homme masqué avait tiré sept coups de feu sur les bureaux d’une société d’investissement dans la zone d’Ayios Andreas. Plus récemment, des rapports locaux ont fait état de la détention de trois personnes, dont un policier, par les autorités chypriotes dans le cadre d’une enquête sur une organisation criminelle présumée liée au blanchiment d’argent, à l’évasion fiscale et à l’extorsion visant notamment des entreprises telles que des sociétés de forex.
Chypre constitue une base importante pour de nombreux courtiers en CFD, l’île s’étant positionnée comme une porte d’entrée vers l’Europe continentale pour ces acteurs. Les courtiers y obtiennent une licence MiFID auprès du régulateur local, qu’ils peuvent ensuite « passeporter » pour proposer leurs services dans l’ensemble du bloc européen.




